Hier, Nicolas a été promu officier de "la Canette des vignerons du nord Deux-Sèvres". Il n'en est pas plus fier pour autant et reste un homme de terrain accessible.
Voici la petite présentation qui a été faite en cette pittoresque occasion
"Il fut rugbyman et pianiste.
Le voilà vigneron.
Ses vins sont subtils et larges d'épaule. Vifs et soyeux. Ho le bel équilibre !
Il y a chez lui cette noble et loyale brutalité secrétée dans le mystère des mêlées. Nicolas a savouré des tranches de vie sur les terrains de rugby, là où les explications franches ne tirent pas à conséquence mais forment le caractère et forgent l'amitié.
Il y a aussi chez lui de l'harmonie, cette cadence élégante, derrière la rugosité de la chair, qui témoigne d'une sensible âme d'artiste.
Je connais un homme qui n'est pas là aujourd'hui - je vous le confie - qui, un jour, sentit les larmes lui monter aux yeux en goûtant dans le coin d'un salon des vins, ici même dans l'orangerie, une cuvée baptisée « moi un ange ». L'émotion lui sauta au visage comme une intime résonance L'anecdote est vraie, elle est brève autant qu’éloquente.
Celui qui est capable d'imaginer de pareils vins, avouez-le, mérite un peu d'amitié.
Nicolas n'a jamais fait les choses à moitié.
Il va dans la vie à corps perdu, sans bouclier ; « comme un sanglier il a le respect des ronces et le goût du hallier ».
Il fonce, il avance... il doute bien sûr, mais il fait confiance à la vigne, au vin et à sa nature. Sur ce chemin chaotique sa démarche est celle d'une danse antique. Il retrouve des goûts perdus, oubliés et neufs. Ses vins : ce sont de somptueuses découvertes et de beaux souvenirs unis dans un même verre.
Le voilà parti sur de nouvelles et immémoriales pistes. Il fait du vin dans des amphores !"